Brava
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L'île du dépaysement, l'île du bout du monde, l'île sauvage (traduction de "brava"), l'île romantique, l'île aux fleurs, l'île des américains: Brava collectionne les particularités, sans oublier celle, plus objective, d'être la plus petite de l'archipel.

Ses 6500 habitants sont distribués entre trois localités principales: Vila Nova Sintra, petite ville coquette au centre et quasiment au sommet de l'île, et les deux ports Furna et Faja. L'érosion n'a pas encore totalement joué sur Brava et les cratères encore bien visibles rappellent au visiteur l'origine volcanique de l'archipel, tous comme les petits séismes qui secouent parfois l'île.

Probablement plus qu'à Fogo encore, Brava a tissé des liens avec les Etats-Unis d'Amérique, d'abord par le recrutement de nombreux marins par les baleiniers américains, puis par une émigration économique plus classique. Les USA ouvrirent même un consulat à Brava dès le début du 19ème siècle.

Le fils le plus célèbre de Brava fut incontestablement Eugenio Tavares, poète et compositeur mort en 1930, à qui l'on doit la transformation de la morna, style musical capverdien né à Boa Vista, embelli à Brava et que São Vicente propulsera à travers le monde entier grâce à Cesaria Evora. Irrévérencieux avec le pouvoir portugais, Tavares lui-même dut partir un temps aux Etats-Unis.

Aujourd'hui, il est encore assez difficile pour le touriste de rejoindre Brava, privée d'aéroport et tributaire de liaisons maritimes parfois irrégulières. C'est pourtant un véritable bijou posé au milieu de l'océan.

Ils sont nés sur Brava:
Eugenio Tavares (poète)